Résister au risque des déportations et des répressions, et résister jusque dans les camps nazis.
Risques encourus par les résistants:
Lorsque les résistants effectuaient leurs missions, ils encouraient beaucoup de risques d'être capturés, torturés envoyés dans des camps d'extermination ou voire même tués.
Dans cette vidéo, M.Soury raconte l'horreur de la torture sur des résistants et des civils.
Lorsque les résistants effectuaient leurs missions, ils encouraient beaucoup de risques d'être capturés, torturés envoyés dans des camps d'extermination ou voire même tués.
Dans cette vidéo, M.Soury raconte l'horreur de la torture sur des résistants et des civils.
Témoignage raconté par M. Soury
Lors de son témoignage, M. Soury nous a précisé avoir connu des amis ayant été arrêtés, le plus souvent après avoir été dénoncés.
Une fois arrêtés, les résistants ont été "entassés dans des wagons à bestiaux, sans nourriture, ni boisson, ou si peu, sans avoir eu une place pour s'allonger ou même s’asseoir, sans rien pour faire leurs besoins naturels pendant plusieurs jours". Ces propos issus d'un manuscrit rédigé par Maxime Pontlevoy nous ont été transmis par M. Soury et nous éclairent sur les conditions extrêmement dures de la déportation pour des résistants arrêtés, qui correspondent aussi aux informations que nous avons recueillies sur le wagon souvenir de Langeais et sur la famille Wajntreter.
Arrivé au camp de Rawa-Ruska, les déportés entrent dans une période de survie, "un enfer" ; "L’entassement se faisait par châlit, par blocs dans des baraquements". M. Soury nous a indiqué que ses amis devaient travailler longtemps chaque jour, tellement que chaque soir, ils étaient complètement épuisés et n'arrivaient qu'à peine à marcher. Ces prisonniers manquaient beaucoup de nourriture, avaient des tatouages pour leur numéro de matricule -comme du bétail-, un costume de bagnard, souffraient de l'absence de soins corporels et d'hygiène. Ainsi, la situation des toilettes, des maladies, des pertes de poids ont été terribles. Ce qu'ils vivaient tous les jours est peu imaginable : être déshumanisé, maltraité sans cesse...
A la fin de la guerre, les civils qui apprenaient tout cela, par la presse, les reportages, le retour des déportés, découvraient ce qu'était l'horreur des camps, mais pouvaient ne pas le comprendre ou pas le supporter.
En 1945, quand les déportés sont revenus des camps, il était possible d'entendre: "nous ne les aurions pas crus". Beaucoup d'entre eux n’osaient pas en parler ou ne le souhaitaient pas. C'était comme si les déportés venaient de sortir de "l'Enfer", et comme l'indique M. Soury : "Tous ne savaient pas s'exprimer".
Histoire de M. Barrier : résister jusque dans les camps de concentration.
Jeune homme qui a été résistant à l’occupant dès le début, M. Barrier a d'abord fabriqué des tracts, trouvé du matériel, puis s'est engagé de manière plus intense dans les actions résistantes. Il a été arrêté à la frontière franco-espagnole, puis déporté à Buchenwald. Au cours de cette période, il a continué pendant son long séjour dans le camp à participer à la résistance clandestine, et a fait partie de la brigade française d’action libératrice lors de l’insurrection des détenus le 11 avril 1945.
M. Barrier (1922-2015) est venu plusieurs années dans notre collège pour témoigner, et nous avons eu des aperçus de ses témoignages et de son action militante pour la mémoire par nos professeurs.
Pour survivre dans les camps, pour continuer à essayer de garder une identité, et aussi une certaine humanité, des résistances clandestines se sont formées, comme à Buchenwald par exemple, à laquelle M. Barrier a participé.
Ce fut des petites actions, mais qui étaient néanmoins elles-mêmes très risquées : de fait, si les prisonniers se faisaient attraper par les Allemands, ils pouvaient être torturés très violemment, et parfois même jusqu'à la mort, par des instruments de torture tel que le Schlague (tuer et torturer grâce à des baguettes avec lesquelles on frappait le dos des prisonniers). Les prisonniers pouvaient aussi trouver la mort par pendaison, sous les coups...
Pour
survivre, les résistants ont dû avoir un moral hors du commun, et faire preuve de solidarité. Les petites actions consistaient à économiser la nourriture, l'eau, et gérer les temps de sommeil pour
être en meilleur santé, pour mieux travailler, voire pour aider les
camarades les plus affaiblis.
Buchenwald
est l'un de ces camps de concentration où des résistances ont eu lieu.
Le système concentrationnaire de Buchenwald et des autres camps des
nazis a détruit des milliers de vies.