Répressions sur les civils: villages martyrs d'Oradour-sur-Glane et de Maillé.
Oradour-sur-Glane, 10/06/1944.
A Oradour-sur-Glane, ce jour-là, un acte de répression contre les civils a été commis. Les Allemands, menaçant de leurs fusils, ont forcé les civils à retirer de leurs maisons tous leurs objets de valeur. Ils ont été ensuite regroupés dans des hangars, pour au final, se faire fusiller puis brûler. A ce jour, le village martyr est visitable. il y a un autre village Oradour-sur-Glane reconstruit juste à coté de celui ayant été détruit par les Allemands dans lequel des gens vivent.
Dans la Résistance, il y a eu des drames et des faiblesses. Celui d'Oradour en est un important.
Le
10/06/1944, Jean Soury est stationné avec son 4e bataillon, 1er
régiment des FTP (et rappelle qu'il a signé un code de l'honneur
très important). Lui et ses compagnons sont dans une ferme, et
montent la garde de jour comme de nuit, environ à 15kms de Limoges,
et à 8kms d'un poste émetteur de Radio Limoges, où sont installés
des Allemands qui surveillaient en continu la campagne.
Une
nuit, une forte lueur est aperçue, vers le bourg
d'Ouradour-sur-Glane. Des volontaires résistants, dont Jean Soury,
partent en camion à l'aube pour voir ce qui se passe. Jean Soury est désigné
avec un copain pour aller vérifier si les Allemands sont toujours
là. Il se poste juste à côté de l'église. Il ne voit aucune
présence signalée. Tout fume encore. Des Allemands commencent à
revenir, les camions s'entendent au loin, Jean Soury a le doigt sur
la gâchette. Ils s'en vont ensuite avant l'arrivée des Allemands,
sans prendre conscience du drame sur lequel ils étaient. Ils
n'apprennent les détails et le massacre qu'au retour au camp.
M.
Jean Soury précise que plusieurs membres de la famille de son épouse sont morts dans ce massacre, et il affirme à ce moment-là: « Ne plus jamais revoir ces
choses là. »
Les
résistants ont été souvent accusés de leurs actions qui
provoquaient les représailles des Allemands. Toutefois, M. Soury est
persuadé qu'il fallait que les résistants attaquent au maximum pour
déstabiliser les Allemands, ennemis. Cependant, ces attaques étaient
très rarement faites de manière irréfléchie, les résistants
essayant d'éviter au maximum les représailles sur les civils. Il
fallait beaucoup de renseignements et des précautions avant et
pendant chaque acte de résistance.
Ainsi, lors de la libération de Limoges, l'objectif des résistants a été de sécuriser la prise de la ville. Des moments peu glorieux lui reviennent en mémoire: il a été mal à l'aise quand la population leur amenait des hommes ou des femmes en leur disant leurs méfaits de collaboration. Mais comment juger sans preuve ?
Jean
Soury a sur le coeur des critiques sur les actes de résistance, mais
il tient à préciser qu'ils étaient en guerre et ont fait ce qu'il
fallait.
Maillé, 25/08/1944
(photographies -> collège Bernard de Fontenelle, Savigné-sur-Lathan)
A Maillé, le 25/08/1944, il s'est passé une chose horrible. Les habitants de Maillé ont été massacrés par des Allemands, au cours de leur retraite face à l'avancée des troupes alliées.
Les Allemands sont passés de maison en maison pour tuer adultes, vieillards et enfants. Comme certains témoignages l'évoquent, ils tiraient sur "tout ce qui bouge". Ils n'ont fait aucune différence et les rescapés ont étés traumatisés par cette ignominie commise dans leur petit village autrefois si tranquille.
Les villageois ont dit avoir vu et entendu les Allemands mais ne pas s'être inquiété au départ, car la présence allemande était effective depuis 1940, sans heurt important depuis. Les raisons de ce massacre restent débattues, mais l'embrigadement de jeunes par les Nazis, les défaites accumulées, la volonté de faire peur - de terroriser semblent les plus probables.
| Mot laissé par des Allemands sur le corps d'une victime, évoquant des représailles, qui ne sont pas aujourd'hui considérées comme la raison principale. |
Pour le travail de mémoire, nous avons vu un documentaire vidéo de personnes ayant vécu le massacre de Maillé, et qui témoignent 50 ans après les faits. Ces témoignages nous ont beaucoup touché. Chacune de ces personnes a perdu des êtres chers au cours de ce massacre. Nous avons aussi lu et observé des documents qui nous expliquaient d'une vue plus globale cet acte inhumain. Nous avons, au cours de cette sortie, appris beaucoup de choses sur Maillé et avons donc contribué à ce que ces actes restent encore dans les mémoires, en en parlant jusque chez nous.